Si la teneur en nitrate dans les eaux souterraines s'est globalement stabilisée depuis 2004, au niveau régional de grandes disparités persistent. Le SOeS a dégagé cinq types d'évolution des nappes.
La salinité de surface des océans, une clé du cycle de l'eau - La salinité de surface des océans est le paramètre clé pour comprendre les variations du cycle de l'eau. Compte tenu du changement climatique actuel, améliorer les techniques de mesure de ce paramètre est essentiel. Une collaboration...
La gestion des eaux pluviales, un nouveau défi pour un urbanisme durable
mercredi 3 avril 2013
Le système du « tout tuyau » a révélé ses limites. Des solutions alternatives sont peu à peu mises en oeuvre, en complément des réseaux existants, selon une conception « multifonctions ». Cette évolution des dispositifs en place a pu être appréciée lors d’une enquête qualitative menée en 2011.
Le mois dernier, l'association 60 millions de consommateurs a publié une étude sur la qualité de l'eau. Elle démontrait la présence de "traces" de pesticides et de médicaments dans les eaux en bouteilles. L'Association française de normalisation (Afnor) n'a pas tardé à réagir et vient de présenter, le 18 avril, une nouvelle norme.
Les organisations environnementales demandent la poursuite des projets de classement des cours d’eau : l’Association Internationale de Défense du Saumon Atlantique, le Comité National des Pêcheurs Professionnels en Eau Douce, la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, le North Atlantic Salmon Fund, ANPER TOS, SOS Loire Vivante-ERN France, et le WWF France, tous signataires de la Convention pour le développement d’une hydroélectricité durable
Le 23 juin 2010, l’Etat, les hydro-électriciens, les collectivités et les organisations environnementales signaient la Convention pour le développement d’une hydroélectricité durable. Cette nouvelle - et inédite - gouvernance issue du Grenelle de l’environnement ramenait avec prudence et réalisme le potentiel hydroélectrique résiduel valorisable à 3 TWh. Mais alors que les procédures de classement des cours d’eau, au titre de la liste 1 de l’article L.214.17 du Code de l’Environnement, sont en cours de finalisation dans les Bassins Rhône Méditerranée et Adour Garonne, les organisations signataires s’étonnent de plusieurs initiatives récentes qui visent à suspendre les classements et à remettre en cause l’objectif de non dégradation des cours d’eau en très bon état écologique.
LA PROTECTION DES DERNIERS RESERVOIRS BIOLOGIQUES ET DES CONTINUITES ECOLOGIQUES AUJOURD’HUI MENACEE ?
Le classement des cours d’eau au titre de la liste 1 répond à l’objectif de protection des réservoirs biologiques des cours d’eau en très bon état écologique d’une part, des cours d’eau nécessitant une protection complète des poissons migrateurs d’autre part. Avant d’être présentés aux comités de bassin, les projets de classement sont issus de longues consultations et concertations par les autorités publiques auprès de l'ensemble des parties prenantes. Leur objectif est de faire converger enjeux environnementaux, sociétaux et enjeux énergétiques. Ils s’appuient donc sur la définition de secteurs stratégiques garantissant l’augmentation de la production d’énergie renouvelable, tout en intégrant les orientations des classements proposés.
Dans le même temps, un récent rapport d’étape sur l’hydroélectricité de Mme BATTISTEL, député de l’Isère, et de M. STRAUMANN, député du Haut-Rhin, évoque la nécessité de peser sur l’élaboration des classements au regard du potentiel hydroélectrique, notamment dans les bassins Rhône Méditerranée et Adour Garonne, « pour ne pas compromettre l’objectif de développement de 3 TWh. Au prétexte que les projets actuels de classement diviseraient par trois le "potentiel hydroélectrique inventorié" » . Les organisations environnementales signataires de la Convention s’étonnent de n’avoir pas été auditionnées : ces parlementaires considèrent-ils la Convention pour une hydroélectricité durable réductible, comme le Grenelle, à une simple « opération marketing » ?
58% DES « MASSES D’EAU » FRANÇAISES CONSIDEREES DANS UN ETAT MOYEN A TRES MAUVAIS1
1 Sources : ONEMA, 2008.
2 L’Etat est condamné à indemniser des communes bretonnes du coût du ramassage et du transport d’algues. La justice a donné trois mois aux préfets de Bretagne pour faire réduire les rejets de nitrates.
Les organisations environnementales signataires de la convention s’étonnent enfin que la remise en cause des projets de classement sur la seule foi de l’étude technique des hydroélectriciens basée sur une « approche théorique normative » prenant en compte les seuls critères physiques des cours d’eau (pente/longueur/débit). Il s’agit d’une approche partielle et partiale, qui ne répond pas aux critères biologiques de prise en compte de l’eau et des milieux naturels aquatiques exigées par la Directive Cadre sur l’Eau de l’Union européenne et la Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques qui en a découlé.
NE PAS AGRANDIR LE FOSSE ENTRE REGLES ET PRATIQUES
L’Etat est aujourd'hui de nouveau sommé par la cour administrative d’appel de Nantes et le tribunal administratif de Rennes d’agir pour enrayer les marées d’algues vertes2, qui lestent les finances publiques. Les organisations environnementales signataires de la Convention pour une hydroélectricité durable interpellent celui-ci pour ne pas agrandir le fossé entre règles et pratiques dans la mise en œuvre de la réglementation européenne et nationale destinée. Celle-ci est destinée à protéger les eaux et les milieux naturels aquatiques de nouvelles dégradations et à maintenir des services écosystémiques de grande valeur dont notre pays et l'Europe ont besoin.
Ces organisations demandent notamment :
- L’application du droit commun de l’eau et la poursuite des classements des cours d’eau ;
- La consultation par les parlementaires de l’ensemble des parties prenantes de la convention ;
- L’inscription de l’objectif de valorisation du potentiel hydroélectrique résiduel de 3 TWh dans une volonté politique d’atteinte en 2015 de l’objectif de bon état écologique des milieux naturels aquatiques.
Le Comité permanent des représentants du Conseil européen a approuvé ce 17 avril l'accord informel conclu avec le Parlement européen sur la directive sur les substances prioritaires dans le domaine de la politique de l'eau.
video by NASAexplorer
The Global Precipitation Measurement (GPM) is an international satellite mission to provide next-generation observations of rain and snow worldwide every three hours. NASA and the Japan Aerospace Exploration Agency (JAXA) will launch a "Core" satellite carrying advanced instruments that will set a new standard for precipitation measurements from space.
Écrit par rédaction Le 10 avril 2013 Documentaire sur Nestlé, leader mondial de l'agroalimentaire, grâce notamment au commerce de l'eau en bouteille dont il possède plus de soixante dix marques partout dans le monde (Perrier, San Pellegrino, Vittel ou Poland Spring aux Etats-Unis).
EditoSelon le baromètre annuel du Centre d'information sur l'eau, 69 % des Français déclarent boire l’eau du robinet au moins une fois par jour, alors que, paradoxalement, leur confiance dans la qualité de cette eau s’érode d’année en année (ils étaient 78 % à avoir confiance en 2012 contre 86 % en 2010 et 80 % en 2011). Pourquoi le consommateur d’eau estime la qualité de l’eau du robinet peu fiable ? Paradoxalement, l’évolution la plus marquante au cours du vingtième siècle en termes de consommation d’eau domestique, a été la disponibilité d’une eau potable à domicile pour chaque ménage, dont la qualité a permis de faire disparaître les risques sanitaires majeurs liées à une eau polluée (épidémies).
Aujourd’hui, d’autres défis sont devant nous. Les enjeux environnementaux pèsent sur la disponibilité des ressources en eau (en quantité, mais aussi en qualité en raison de la pollution) et accentuent les tensions entre usages. Rappelons que la majorité de la demande en eau provient de l’agriculture et de l’industrie, la consommation domestique des ménages représente seulement 10 à 30 % de la consommation totale d’eau dans les pays de l’OCDE. Depuis quelques années, en Europe, les politiques communautaires et nationales mettent l’accent sur une meilleure utilisation de la ressource en eau.
De surcroît, le renouvellement du patrimoine enterré pèse sur des budgets contraints ; la baisse des consommations constatée induit une baisse des recettes et menace l’équilibre budgétaire des services. En effet, 80 % à 95 % de leurs coûts sont fixes et ne dépendent pas des volumes d’eau distribués. Une « vigilance citoyenne » s’exerce de multiples façons tandis que de nouveaux droits font leur apparition (droit à l’eau).
Ce numéro de la revue Sciences Eaux & Territoires se concentre essentiellement sur la consommation d’eau domestique, ses ressorts et contraintes. Une meilleure connaissance des perceptions et préférences des consommateurs en matière de qualité de l’eau et de consommation, et une analyse approfondie des déterminants (prix de l’eau, éducation…) de la consommation sont en effet indispensables pour construire une politique de la consommation d’eau cohérente, partagée et juste.
Ce numéro apporte une pierre à l’édifice de cette réflexion globale. D’autres pierres concernant la question du financement du réseau d’eau potable ou le débat régie publique versus gestion déléguée, suivront sans aucun doute. La revue s’en fera l’écho.
Bonne lecture !
La rédaction de la revue Sciences Eaux & Territoires
Pour en savoir plus…
CONSEIL D’ÉTAT, 2010, L’eau et son droit, Série Rapports & Études, juin 2010, http://www.conseil-etat.fr/fr/rapports-et-etudes/l-eau-et-son-droit.html
EUROPEAN ENVIRONMENT AGENCY, 2012, Towards efficient use of water resources in Europe, http://www.eea.europa.eu/publications/towards-efficient-use-of-water/at_download/file
Le baromètre 2013 de la consommation d’eau des ménages : http://www.cieau.com/les-francais-et-l-eau
OCDE, 2011, Consommation d’eau des ménages, in « Politique de l’environnement et comportement des ménages », Éditions OCDE.
20 mars 2013 (mis à jour le 22 mars 2013) - Eau et biodiversité
« De l’eau partout, mais seulement si nous partageons ». C’est le slogan choisi par plus de 12 000 internautes issus de 180 pays, qui ont formulé des propositions axées sur le thème de la coopération dans le domaine de l’eau.
Au cours de cette journée, organisée par l’UNESCO, l’objectif est de sensibiliser la population aux défis et au potentiel de la coopération dans le domaine de l’eau, de faciliter le dialogue entre les acteurs et de promouvoir des solutions innovantes pour entretenir et encourager la coopération. La coopération dans le domaine de l’eau a de multiples dimensions, y compris des aspects culturels, éducatifs, scientifiques, religieux, éthiques, sociaux, politiques, juridiques, institutionnels et économiques. Dans un esprit d’intérêt général, ce thème nécessite une compréhension commune de la part des acteurs sur les questions des besoins et défis liés à l’eau.
La coopération, vecteur de paix et de développement durableLa coopération contribue à la réduction de la pauvreté et favorise l’équité mais aussi les opportunités économiques. L’enjeu est également de préserver les ressources en eau, de protéger l’environnement et de construire la paix. Cette ambition est d’autant plus importante dans le contexte de croissance démographique mondiale, d’urbanisation et de changement climatique, qui menace l’accès à l’eau douce, reconnu comme un droit de l’Homme par l’ONU en 2010.
Une rencontre mondiale de haut niveau à La Haye
L’un des principaux événements organisés par les Nations Unies à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Eau 2013 aura lieu aux Pays-Bas, à La Haye. Cette rencontre internationale permettra de partager des points de vue et des bonnes pratiques de coopération dans le domaine de l’eau.
Du 1er au 6 septembre 2013 se tiendra également la Semaine Mondiale de l’Eau
En accord avec les Nations-Unies, la Semaine mondiale de l’eau, qui a lieu chaque année à Stockholm, aura pour thème "Coopération pour l’eau : établir des partenariats". Il s’agit d’un événement mondial sur le renforcement des capacités, la création de partenariats et le suivi de la mise en œuvre des processus et programmes internationaux dans le domaine de l’eau et du développement.
Quelques chiffres clés sur l’eau dans le monde :
- 1 milliard de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable et plus de 2,5 milliards ne disposent pas d’assainissement.
- Le manque d’eau potable provoque 80 % des maladies dans les pays en voie de développement.
- 8 millions de personnes, dont 2 millions d’enfants, meurent chaque année de l’eau insalubre qu’elles boivent.
- Les agences de l’eau s’engagent dans la solidarité internationale au moyen d’aides financières pour un total de l’ordre de 5 millions d’euros par an.
- Chaque Français consomme aujourd’hui près de 150 litres d’eau par jour, soit trois fois plus qu’il y a 30 ans.
Le saviez vous ?
La Journée mondiale de l’eau a été instituée par l’ONU après le sommet de Rio pour la terre, en 1992. Elle est consacrée chaque année à un thème différent : « L’eau pour les villes » en 2011, « La planète a soif parce que le monde a faim » en 2012.
Matignon vient de publier une note d’analyse sur les enjeux de l’eau. Le CAS prévoit une hausse du prix de l’eau pour les gros consommateurs, qui pourrait varier selon les saisons.
« Une évolution de la tarification est nécessaire, afin de concilier au mieux efficacité économique et environnementale et équité sociale » estime le Centre d’analyse stratégique. Concrètement, les experts du CAS proposent d’augmenter la part variable du prix de l’eau, et d’abaisser l’abonnement, « ce qui pénaliserait les gros consommateurs » souligne la note d’analyse.
Un rapport du Centre d'analyse stratégique se montre pessimiste quant à l'avenir hydrique de certaines régions françaises. Ainsi, le Sud-Ouest ou les bassins Seine-Normandie et Rhône-Méditerranée, pourraient souffrir d'un manque d'eau d'ici 2030.
Le Centre d'Analyse stratégique, le CAS a donc rendu son rapport hier sur les besoins en eau à l'horizon 2030. Et, selon les conclusions des experts, les régions françaises ne devraient être pas toutes être logées à la même enseigne. "Le territoire métropolitain français est globalement bien pourvu en ressources en eau", indique le CAS dans son rapport, mais il existe toutefois "de très fortes disparités"."Certaines régions peuvent connaitre d'importantes tensions sur la ressource à certaines périodes de l'année (...) Les régions qui semblent le plus à risque sont celles qui connaissent déjà aujourd'hui un déficit chronique sur la ressource comme les bassins Seine-Normandie, Adour-Garonne et Rhône-Méditerranée", précise-t-il.
Le réchauffement climatique en cause
Il s'agirait là encore d'une conséquence du réchauffement climatique. "La quasi-totalité des projections disponibles indiquent sous la latitude métropolitaine une tendance à la baisse des précipitations moyennes, surtout l'été et l'automne", précise le CAS soulignant tout de même "les fortes incertitudes sur les baisses effectives à attendre". Or, "les projections montrent que le changement climatique devrait aggraver" la situation déjà délicate dans certaines régions. D'autant que vient se greffer une croissance démographique importante dans certaines zones.
Ainsi, pour prendre l'exemple du Rhône, "sa capacité à satisfaire tous ses usages" est en question, compte tenu des nombreuses sollicitations dont il fait l'objet : production énergétique, eau potable, navigation, irrigation... Or, la "multiplication des prélèvements sur le Rhône et ses affluents devrait continuer" compte tenu de la forte croissance démographique des régions PACA et Rhône-Alpes. Ainsi, selon les experts, le débit moyen annuel du Rhône du Rhône devrait passer de 14 à 36% d'ici 2050.
Les techniques alternatives d'assainissement pluvial : quelle efficacité en termes de lutte contre les inondations ?
CLIMAT - Le Sud-Ouest et les bassins Seine-Normandie et Rhône-Méditerranée pourraient être à sec...
Face aux besoins en eau à l'horizon 2030, les Régions françaises seront loin d'être logées à la même enseigne, indique mercredi un rapport du Centre d'analyse stratégique (CAS) qui pointe le Sud-Ouest et les bassins Seine-Normandie et Rhône-Méditerranée comme des territoires à risque, dans le contexte de réchauffement climatique. Si le CAS note que «le territoire métropolitain français est globalement bien pourvu en ressources en eau», il existe de «très fortes disparités», ce qui explique qu'aujourd'hui «certaines Régions peuvent connaître d'importantes tensions sur la ressource à certaines périodes de l'année». En l'occurrence en été et en automne, au moment de certains pics d'usage (développement des cultures, périodes touristiques, arrosage de jardins, remplissage de piscines, douches fréquentes, etc.).
L'alimentation de la Région francilienne «pourrait devenir préoccupante»
Le rapport inscrit les futurs besoins dans un contexte marqué par le réchauffement climatique. «La quasi-totalité des projections disponibles indiquent sous la latitude métropolitaine une tendance à la baisse des précipitations moyennes, surtout l'été et l'automne», rappelle le CAS tout en soulignant «les fortes incertitudes sur les baisses effectives à attendre». En se projetant en 2030, le CAS estime que «les Régions qui semblent le plus à risque sont celles qui connaissent déjà aujourd'hui un déficit chronique sur la ressource comme les bassins Seine-Normandie, Adour-Garonne et Rhône-Méditerranée». Dans le bassin Seine-Normandie, qui présente déjà des zones en déséquilibre (eau potable pour l'Ile-de-France et irrigation en Beauce), «les projections montrent que le changement climatique devrait aggraver» cette situation. L'alimentation de la Région francilienne «pourrait ainsi devenir préoccupante d'ici 2030».
Dans le bassin Adour-Garonne, dans le sud-ouest, les problèmes sont concentrés dans les plaines, densément peuplées et lieux de cultures gourmandes en eau (surtout le maïs). Or, une forte croissance démographique y est prévue (+ 1 million en 2050) tandis que la Garonne devrait voir son débit diminuer de 20 à 40% d'ici là. Quant au Rhône, le fleuve français le plus puissant mais aussi un axe fortement sollicité (production énergétique, irrigation, industries, eau potable, navigation), «sa capacité future à satisfaire tous les usages» est en question. D'autant qu'on assiste à «une multiplication des prélèvements sur le Rhône et ses affluents qui devrait continuer» avec une forte croissance démographique en Paca, Languedoc-Roussillon et en Rhône-Alpes, une potentielle future irrigation de la vigne et la possible desserte de nouveaux territoires (Causses, Lozère, Vercors, etc.). Le débit moyen annuel du Rhône d'ici 2050 pourrait ainsi potentiellement baisser de 14 à 36%, selon cette étude.
Avec AFP
Association EAU - Elus, Associations, Usagers
Le chalet vert
Quartier Les Gargues
83670 Varages
Tel : 04 94 86 84 58 - 06 07 53 51 22
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France 3 Appel de Varages le 10/03/2012
Lisez notre lettre d'information. Inf'EAU, bimensuel de l'association regroupe des articles et des brèves relatives à l'eau et l'assainissement.
FAME
Manifestation défense Eau publique. Marseille le 17.03.12
L’eau est un bien indispensable à la vie ! Trois jours sans eau et vous êtes morts ! Cela mérite bien de s’y attarder en conseil municipal, en réunion de quartier ou en assemblée générale d’habitants ?
Cet ouvrage collectif prend parti pour la gestion publique au nom d’un droit universel à l’eau.
Par Gabriel Amard, Tony Bernard, Philippe Bluteau, Odile de Korner, Christophe Lime, Yves Le Hen, Danielle Mitterrand, Michel Partage, Gérard Piel, Jacques Tcheng, Jean-Luc Touly. Aux éditions Bruno Leprince - www.bruno-leprince.fr
176 pages - Prix public : 10€
Télécharger le bon de commande
Au sommaire : Un des principaux défis du XXIe siècle par René COULOMB ( L'eau potable pour tous est un droit de l'homme par (...)
L'UFC Que choisir et 60 millions de consommateurs tirent le signal d'alarme, l'une sur le respect de la teneur en plomb de l'eau potable dans les copropriétés, l'autre sur les traces de polluants dans l'eau du robinet et dans l'eau en bouteille.
Une étude de 60 Millions de consommateurs et de la fondation France Libertés a révélé lundi la présence de traces de pesticides et de médicaments, dont un pour traiter le cancer du sein, dans environ 10 % des eaux en bouteille, sans toutefois remettre en cause leur potabilité.
REPÈRES
L’eau est, par son abondance, la troisième molécule de l’univers après l’hydrogène et le gaz carbonique. Elle existe sous forme de glace ou de vapeur d’eau, mais n’a pas encore été détectée sous forme liquide en surface ailleurs que sur notre planète.
Elle est présente dans une centaine de galaxies situées à moins de 500 années-lumière de la Terre.
Dans le système solaire, on trouve de l’eau sur les planètes et leurs satellites ainsi que sur les astéroïdes et les comètes, mais seule la Terre dispose d’une eau de surface et d’océans qui la couvrent en majeure partie et d’une eau profonde, le manteau terrestre contenant une masse d’eau du même ordre de grandeur que celle des océans.L’eau est abondante sur notre planète et en quantité pratiquement constante. Son stock total ne varie que très légèrement dans le temps.
L’eau sur la Terre ne se perd ni ne se crée
Cette infime variation du volume de l’hydrosphère (partie de la planète, y compris l’atmosphère, occupée par l’eau quel que soit son état) est due aux échanges d’eau avec le manteau terrestre et aux pertes dans la haute atmosphère, où des molécules sont décomposées par des rayons UV, l’hydrogène ainsi créé, trop léger pour être retenu par la gravité, s’échappant dans l’univers.
On peut dire, en fait, que l’eau sur la Terre ne se perd ni ne se crée, même si les échanges d’eau sont permanents entre les quatre grands réservoirs d’eau : les mers et les océans ; les eaux continentales (superficielles et souterraines) ; la cryosphère et l’atmosphère. C’est le cycle de l’eau qui fait que l’on peut boire plusieurs fois la même eau.
Suffisamment d’eau
Globalement, l’humanité dispose et disposera toujours de toute l’eau nécessaire. Même en se limitant à l’eau douce (plus de 97,5 % de l’eau sur Terre étant salée), il y en a bien plus qu’il n’en faudra pour satisfaire à tous les besoins de 9 milliards d’habitants en 2050 et d’une dizaine de milliards à la fin du siècle.
Mars
Mars, sœur de la Terre, mais plus éloignée qu’elle du Soleil, et que les hommes voudraient un jour conquérir, n’a eu de l’eau liquide que dans un passé lointain, mais ce passé humide vient d’être confirmé par le robot Curiosity évoluant actuellement sur Mars.Le stock d’eau douce sur la Terre est de 40 millions de kilomètres cubes, et même si le plus important est le flux d’eau renouvelable (et non pas le stock), il tombe en moyenne sur les terres émergées 119 000 km3 chaque année.
Certes, guère plus du tiers de cette eau rejoint les cours d’eau et les nappes, mais cela fait en moyenne 6 000 m3 par habitant avec la population actuelle et cela fera encore 4 000 m3 par habitant à la fin du siècle.
En outre, les eaux stockées dans les nappes représentent 10,5 millions de kilomètres cubes, et l’on peut avoir une gestion active de ce stock, dans lequel on peut puiser certaines années, en le laissant ensuite se reconstituer.
On peut même, comme la Libye l’avait entrepris, puiser dans des nappes « fossiles » dont les eaux ne se renouvelleront pas à l’échelle humaine.
L’adduction des eaux souterraines du Sahara vers les villes libyennes concentrées sur la côte méditerranéenne pourra se poursuivre durant un demi-siècle, avec d’ici là la certitude de leur fournir de l’eau de mer dessalée à grande échelle.
Si l’on ajoute que ce dessalement est déjà moins coûteux que le transport de l’eau sur de longues distances et que la plupart des mégalopoles sont proches d’une mer ou d’un océan, les problèmes parfois très graves à résoudre ne sont pas dus à un manque global d’eau.
Mais l’eau, nécessaire à la vie et pour laquelle il n’existe aucune ressource de substitution, est très inégalement répartie dans l’espace et dans le temps. Le changement climatique annoncé entraînera également, tôt ou tard, des conséquences importantes avec des migrations de populations s’ajoutant à celles dues à la sécheresse de nombreuses régions du monde, notamment dans le Sahel.
La modification du climat
Depuis que la Terre existe, il y a, certes, eu de très importantes modifications du climat, de la température de la Terre et du niveau des océans. Mais cela se passait à une échelle de temps sans commune mesure avec ce qu'on observe depuis la Révolution industrielle et l'explosion démographique, qui ont entraîné un accroissement des concentrations dans l'atmosphère des gaz à effet de serre, notamment le gaz carbonique et le méthane.
Si certains effets attendus à l'échelle du siècle donnent lieu à des contestations, il est certain que la température moyenne du globe, qui s'est déjà élevée d'un demi-degré entre 1906 et 2005, s'élèvera de plusieurs degrés (2 à 4 degrés) d'ici 2100, entraînant une fonte partielle des calottes polaires et des glaciers et une élévation corrélative du niveau des océans.
Durant la deuxième moitié du XXe siècle, ce niveau s'est déjà élevé en moyenne de 2 mm par an, et il s'élève maintenant de 3 mm par an. Cela aura des conséquences graves pour de nombreuses îles, de nombreuses régions côtières, de très grandes villes comme Bangkok, voire une grande partie d'un pays très peuplé, le Bangladesh, dont 40% du territoire est situé à moins de 10 m au-dessus du niveau de l'océan Indien.Créer une solidarité
Près de la moitié de la population de la planète ne dispose pas d’un accès proche de son domicile à une eau parfaitement potable. Environ 2,6 milliards de personnes ne disposent pas d’un assainissement, même très rudimentaire, lequel permettrait d’enrayer la propagation des maladies liées à l’eau qui constituent la première cause de mortalité dans le monde.
Plus d’un milliard de personnes, essentiellement dans les pays du Sud, souffrent de malnutrition, celle-ci étant liée à la disponibilité en eau pour l’agriculture, que cette eau vienne directement de la pluie ou qu’il s’agisse d’eau d’irrigation. Les trois quarts de l’eau consommée par l’humanité le sont pourtant pour l’agriculture.
L’humanité dispose et disposera toujours de toute l’eau nécessaire
La situation est très variable selon les régions du monde, et malheureusement l’eau, presque incompressible, à la différence du gaz, coûte cher à transporter. C’est d’autant plus grave que les pays arides sont souvent les plus pauvres. Il faut donc, pour réussir à donner de l’eau à tous les habitants de la planète, mobiliser durant des années, voire des décennies, des moyens techniques et financiers bien plus importants qu’actuellement et créer une réelle solidarité entre les pays développés et les pays pauvres.
Le Conseil Mondial de l'Eau,laboratoire d'idées à l'échelle du monde, qui alerte les responsables des différents pays sur l'absolue nécessité de donner une priorité aux problèmes de l'eau a été créé dans ce but en 1996. Il organise tous les trois ans depuis 1997 des Forums mondiaux de l’eau permettant de constater les avancées, insuffisantes à ce jour, pour assurer l’eau à tous les habitants de la planète.
Le 6e Forum, tenu en 2012 à Marseille, était le forum des « solutions ». Reste à les mettre en œuvre. L’exigence accrue des consommateurs pour une eau de qualité malgré la pollution des nappes et des rivières entraînera en outre de lourds investissements, mais elle peut être satisfaite grâce aux progrès constants dans le traitement des eaux, même les plus polluées.
Y aura-t-il des guerres de l'eau?
Malgré l’importance des défis à relever sur les plans politique, technique et financier, il faut rester optimiste. Bien que le sujet soit souvent évoqué, il n’y a pas eu jusqu’à présent de véritables « guerres de l’eau », et il faut tout faire pour qu’il n’y en ait pas.
Certes, l’eau est souvent un enjeu politique, voire un moyen de pression des pays qui disposent des ressources en eau dans la partie amont des fleuves à l’égard de leurs voisins situés à l’aval.
Il en est résulté et il en résultera des tensions, notamment dans le Proche et le Moyen-Orient, mais pas nécessairement des guerres causées par le partage des eaux. Ainsi l’Égypte, très peuplée et de beaucoup le principal utilisateur des eaux du Nil, indispensables pour l’irrigation, n’est entrée en guerre ni avec le Soudan ni avec l’Éthiopie qui pourraient théoriquement la priver en partie d’une ressource vitale.
La nouvelle plate-forme a évolué pour préfigurer l'intégration progressive de nouveaux portails thématiques dans un avenir proche : changement climatique, géotechnique, risques... qui constituent des domaines majeurs de savoir du ministère.
- Nouvelles catégories de WIKHYDRO
Ceci nous a conduit à redéfinir le premier niveau de catégorie qui constitue le socle de l'ensemble des futurs portails : Milieux, Territoires, Savoirs/acteurs et Enjeux. Les anciennes pages disponibles sur l'ancienne plate-forme, récupérées en totalité sur la nouvelle plate-forme, ont été "re-catégorisées" à partir de ce nouveau canevas. Nous demandons à chaque auteur de vérifier que ses pages sont bien référencées avec les bonnes catégories.
L'ancien éditeur n'a pas pu être reconduit sur la nouvelle plate-forme au profit d'un éditeur plus "standard" dans le monde Mediawiki. Un tutoriel est d'ores et déjà disponible dans la nouvelle plate-forme (taper "tutoriel") pour vous aider à rédiger vos pages en utilisant ce nouvel éditeur. Il sera actualisé régulièrement. Celui-ci nous semble assez "maitrisable", bien que l'édition en mode wikitext puisse dérouter les rédacteurs dans leurs premiers pas.
- Nous vous attendons donc nombreux sur le site, vos avis nous intéressent
Nous souhaitons que ces changements, encore une fois rendus indispensables au regard de l'expansion de l'outil wiki au ministère en charge du développement durable et de sa bonne réception sur Internet, seront de nature à encourager l'édition de nouvelles pages.
Pour nous contacter : wikhydro@developpement-durable.gouv.frPublication d'un article sur le site internet du ministère, en Actualités de la rubrique "Eau et biodiversité", à l'occasion de la journée mondiale de l'eau: http://www.developpement-durable.gouv.fr/Wikhydro-change-d-adresse.html
- Actualité : vie de WIKHYDRO
À l'occasion de la Journée mondiale de l'eau, célébrée ce vendredi 22 mars dans le monde entier, les responsables politiques se réunissent à La Haye, sur le thème de la coopération. Le but est de sensibiliser, tant au niveau local que national, à la nécessité de faciliter le...
Elle aura lieu le 22 mars. Green Cross va fêter la journée mondiale de l’eau, sur le thème de la coopération. Le même thème a été retenu pour l’Année à venir et il correspond à notre projet « Smart Water for Green Schools », que nous déployions en Ukraine, en Argentine, au Ghana et en Bolivie. Dans ces 4 pays, les professeurs et les représentants de Green cross animeront des séances de sensibilisation sur les enjeux de l’eau : crise mondiale de l’eau, enjeux locaux (eau potable, assainissement, maladies hydriques…), gestion durable des ressources, recyclage de l’eau…
Les enfants s’adonneront aussi à un concours de dessins sur le thème : « Pourquoi l’eau est-elle précieuse ? ». Nous monterons un poster avec les dessins gagnants pour l’exposition Green Cross sur les bords du Lac de Genève et pour les 20 ans de GCI en septembre.En France, il est plus que jamais urgent de gérer convenablement nos ressources et de préserver la qualité de notre eau. Beaucoup reste à faire pour économiser l’eau, en préserver la qualité, et s’assurer de son accès pour tous. L’accès à l’eau commence à être identifié comme un droit humain, mais ceci nécessite l’attention de tous. C’est pourquoi GCFT vous encourage à soutenir l’initiative Right2water, première pétition d’initiative citoyenne européenne: http://www.right2water.eu/.
Nos collègues de Green Cross Italie, qui travaillent en partenariat avec le Ministère de l’éducation nationale, vont également déployer des actions de sensibilisation sur l’eau tout au long de l’année et bien sûr le 22 mars.
Nous vous invitons également à lire ou à relire notre livret « Eau: des clefs pour agir« , et à le partager pour cette journée mondiale de l’eau.
Les chercheurs de l'Université Rutgers (New Jersey, USA) et de l'Université de Santiago de Compostela (USC en Espagne) ont réalisé une carte mondiale de la profondeur des eaux souterraines.
NAPPE PHREATIQUE. Même si on ne les voit pas, les eaux souterraines représentent la plus grande partie des réserves d’eau douce de la Terre. Les nappes phréatiques alimentent les puits et les sources et contribuent à modifier les écosystèmes régionaux et peut-être, localement aussi, le climat, en particulier quand elles affleurent la surface. Pour mieux comprendre les effets de l'eau souterraine, les chercheurs de l'Université Rutgers (New Jersey, USA) et de l'Université de Santiago de Compostela (USC en Espagne) ont développé une carte mondiale de la profondeur des eaux souterraines.
Nouveau modèle hydrologique
Pour construire la carte, les scientifiques ont utilisé des données existantes à partir des cadastres et d’autres études publiées. Pour combler les lacunes, ils ont mis au point un modèle hydrologique prenant en compte le climat local, le terrain, le niveau de la mer. Leurs estimations de la profondeur des eaux souterraines dans le monde entier révèlent des tendances qui contribuent à expliquer la localisation des zones humides de la Terre ainsi que les gradients de végétation au niveau local.
Selon ce modèle un tiers de la planète est sous l’influence des eaux souterraines soit pour l’alimentation des eaux de surface soit pour nourrir les plantes à enracinement profond. La carte permet d’observer certaines tendances : Il existe une ceinture d’eau peu profonde qui encercle les continents, les vallées ont tendance à avoir des nappes phréatiques peu profondes, même dans le cas de zones arides ou désertiques…
Profondeur des eaux souterraines dans le monde. Miguez Macho (USC)
Avec ce nouvel outil, les climatologues peuvent maintenant étudier l’impact de la présence de nappes phréatiques sur le climat de certaines régions.
Joël Ignasse, Sciences et Avenir, 20/03/13
Les enjeux liés au bon état des eaux et des milieux aquatiques, enjeux écologiques, économiques, de santé publique, de bonne gouvernance... intéressent les Français*. Ils sont aussi acteurs de ces enjeux. Depuis 2005, ils sont régulièrement consultés sur leur perception et leur adhésion à la stratégie à mettre en œuvre pour reconquérir le bon état des eaux dans leur région.
Opération transparence : la saisie des données de la performance du service public de l’eau bientôt obligatoire !
Dans le cadre de l’Opération Transparence sur le prix et la qualité de l’eau, France Libertés et 60 millions de consommateurs se sont mobilisés pour améliorer la transparence de l’information sur le prix et la qualité de l’eau en France.
Préoccupation majeure des usagers, ceux-ci ne sont pas toujours avertis de leurs droits à l’information, méconnaissance des composants du prix de l’eau, dépassements de normes accordées par le préfet permettant de délivrer de l’eau dépassant les seuils de potabilité.
L’opération et l’expertise de la Fondation et de 60 millions de consommateurs ont du apporter des arguments convaincants puisque qu’une proposition de loi (loi Doligé) sur la simplification des normes a été transmise au Sénat le 26 février dernier.
Celle-ci propose de rendre la saisie obligatoire des données du service public de l’eau pour les collectivités de plus de 3500 habitants (voir article 28).
Une avancée qui obligera, désormais, les communes à rendre publiques les informations du service public de l’eau et permettra ainsi à un grand nombre d’usagers d’avoir accès aux informations sur le prix et la qualité de l’eau qu’il consomme et sur la performance globale du service public de l’eau !
Retrouvez la proposition de loi sur le site de l’Assemblée Nationale :
La Journée internationale de l’eau se déroulera le vendredi 22 mars. Alors que cet évènement qui fêtera sa 20e édition, mettra précisément l’accent cette année sur l’accès à l’eau potable de tous dans le monde, 3,6 millions de personnes meurent encore chaque année de maladies liées à la consommation d’eau viciée.
Fortement mobilisée sur cette question vitale, l’association humanitaire SOLIDARITÉS INTERNATIONAL lance une vaste campagne de mobilisation via le film Water Ink. et propose au grand public d’agir en signant sa pétition contre la 1e cause de mortalité au monde sur le site votregouttedeau.org. Plus de 120 000 personnes se sont déjà engagées pour cette cause dont Bernard Kouchner, Florence Aubenas ou encore Thierry Ardisson.
La consommation d'eau insalubre est la première cause de mortalité dans le monde, affectant chaque année 1,5 million d'enfants qui meurent de maladies diarréhiques. La moitié de la population mondiale n'a pas encore accès à une eau potable.
Pour en savoir +
Pétition pour agir contre l'eau insalubre dans le monde sur votregouttedeau.org